BIBLIOTHÈQUE

CONGO REQUIEM: Christophe Grangé
Second opus de la famille Morvan, un clan unis par la violence. 40 ans après avoir traqué et mis fin aux agissements d’un tueur en série en Afrique, Grégoire Morvan, le père (aujourd’hui sous-préfet), confie à son fils Erwan (commandant de police) une enquête qui le conduira sur les traces du même tueur, mais aussi aux racines de la violence familiale. Une confrontation avec le mal à laquelle la tribu Morvan paiera une lourde contribution.
Comme toujours, l’écriture de Grangé est ciselée même si on peut lui reprocher de tomber fréquemment dans l’emphase. Quant à la mécanique du suspens, elle est réglée comme une horloge : un chef d’oeuvre amplifié par la documentation détaillée sur l’histoire du Congo.
Je vous invite à analyser les 2 tomes pour comprendre comment s’enchevêtrent les enquêtes, les époques et les indices jusqu’au dénouement.

L’HOMME CHAUVE-SOURIS : Jo Nesbo.
Voici un livre dont j’aurais du mal à dire si je l’ai aimé ou non. Jo Nesbo est considéré comme une des nouvelles étoiles montantes du polar norvégien. C’est sans doute pour cela que j’ai placé mes attentes bien trop hautes, et qu’elles ont influencé mon jugement.
L’homme chauve-souris”, est le premier Jo Nesbø relatant une des enquêtes d’Harry Hole.
La première partie du livre est destinée à poser l’affaire, et surtout, à nous présenter son héro déglingué, envoyé en Afrique du Sud pour tenter d’élucider le meurtre d’une de ses compatriotes.
Au fur et à mesure de la progression de l’enquête, le ton s’épaissit et se noircit. L’histoire évolue continuellement entre l’enquête et la révélation de la personnalité du héro Harry Hole.
Pour conclure, je dirai qu’il faudra sans doute que je relise un Nesbo, en me débarrassant des à priori qui pourraient influencer mon ressenti. Dans le doute, je vous invite à découvrir ce livre, car comme vous le savez, le doute doit profiter à l’accusé

LE TAILLEUR DE PIERRE : Camilla Lackberg
Le corps d’une fillette est retrouvé, noyée dans la mer à Fjällbacka. Mais certains points mènent à croire que sa mort n’a pas été accidentelle. Patrick Hedström, un agent du commissariat de Tanumshede (Suède), se charge de l’enquête. Après avoir reconnu la fillette, il se rend compte que c’est la fille de l’amie de sa femme. En s’enfonçant dans l’investigation, il plonge dans un tourbillon de secrets noirs et de meurtres qu’il ne soupçonnait pas.
C’est un des romans qui m’a le plus surpris ces derniers temps. L’auteur Camilla Lackberg, fait partie de cette nouvelle génération venue du nord et qui fait fureur en ce moment.
Cette histoire constitue un bel exemple de récits croisés sur des époques différentes. Et c’est bien ce qui constitue son intérêt. On suit l’enquête sur le meurtre de la fillette et parallèlement, on est embarqué dans l’histoire d’une gamine capricieuse et odieuse. La grande qualité de l’écriture, c’est de nous embarquer dans cette seconde partie sans comprendre ou veut nous embarquer l’auteur. J’ai même failli laisser tomber le livre tellement je ne comprenais pas ou, j’étais embarqué. Mais Lorsque je suis arrivé au bout de ma lecture. Il faut bien avouer que je m’étais fait avoir, pour mon plus grand plaisir.
Pour les apprentis auteurs, c’est un bel ouvrage à analyser afin de comprendre l’écriture d’histoires croisées qui ne se rejoignent qu’à la fin.
Je vous mets le lien avec le Wikipédia de Camilla Lackberg : https://fr.wikipedia.org/wiki/Camilla_L%C3%A4ckberg

Félicité de la croix rousse. De Charles Exbrayat.
Pourquoi s’intéresser à un roman policier qui date de 1968 ?Justement parce qu’il date de 1968. Ne vous attendez-pas à de l’action, de la bataille, ou du suspens à ne plus savoir qu’en faire. Dès le début du livre on a une idée du tueur. Bien entendu, il y aura un petit rebondissement pour la forme. Mais le plus intéressant, c’est l’ambiance. Immédiatement on s’attache aux personnages. L’antagonisme entre les collègues. La compagne qui vient tempérer le climat. La relation avec la famille dans laquelle se cache le meurtrier. Finalement je suis resté accroché au livre jusqu’au bout grâce à ce climat qui n’est pas sans rappeler les Maigret. Et puis, il y a une écriture démodée qui donne un côté naïf à l’ensemble et rend la lecture agréable. Donc si vous avez envie de lire quelque chose de différent, loin des standards actuels, je vous conseille l’achat de ce petit polar qui fait moins de 200 pages. En cherchant bien, sur internet vous devriez le trouver pour un prix ridicule. Quant à l’auteur Charles Exbrayat, il y a tellement de choses à dire sur lui que je vous mets le lien de son Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Exbrayat